Thursday, 26 April 2012

HEAT - Restaurant scene dialogue (English + Français)

HEAT - Dialogue between Neil McCauley (Robert De Niro) & Lt. Vincent Hanna (Al Pacino)
Heat (1995) on IMDb


In English
AP: How're you doing? What do you say I buy you a cup of coffee?
RdN: Yeah, sure. Let's go.
AP : Follow me.
(...)
AP:Seven years in Folsom. In the hole for three. McNeil before that. McNeil as tough as they say?
RdN : You looking to become a penologist?
AP : You looking to go back? I chased down some crews. Guys just looking to fuck up, get busted back. That you?
RdN : You must've worked some dipshit crews.
AP: I worked all kinds.
RdN : You see me doing liquor store holdups with a "Born to Lose" tattoo on my chest?
AP : I do not.
RdN : Right. I am never going back.
AP : Then don't take down scores.
RdN : I do what I do best: I take scores. You do what you do best: Try to stop guys like me.
AP : So you never wanted a regular-type life?
RdN : What the fuck is that? Barbecues and ball games?
AP : Yeah.
RdN : This regular-type life like your life?
AP : My life? No, my life...My life's a disaster zone. I got a stepdaughter so fucked up...because her real father is this large-type asshole. I got a wife. We're passing each other on the down slope of a marriage. My third. Because I spend all my time chasing guys like you around the block.That's my life.
RdN : A guy told me one time: "Don't get yourself attached to anything you can't walk out on in 30 seconds...if you feel the heat around the corner." If you're on me and you got to move when I move, how do you expect to keep a marriage?
AP : That's an interesting point. What are you ? A monk?
RdN : I have a woman.
AP : What do you tell her?
RdN : I tell her I'm a salesman.
AP : So, if you spot me coming around that corner...you'll just walk out on this woman ? Not say good-bye?
RdN : That's the discipline.
AP : That's pretty vacant.
RdN : It is what it is. It's that, or we both better go do something else.
AP : I don't know how to do anything else.
RdN : Neither do I.
AP : I don't want much to either.
RdN : Neither do I.
AP : You know, I have this recurring dream. I'm sitting at this big banquet table and all the victims of all the murders I ever worked are there...and they're staring at me with these black eyeballs because they got eight-ball hemorrhages from the head wounds. And there they are, these big balloon people because I found them two weeks after they'd been under the bed. The neighbors reported the smell and there they are all just sitting there.
RdN : What do they say?
AP : Nothing.
RdN : No talk?
AP : They have nothing to say. We just look at each other. They look at me and that's it. That's the dream.
RdN : I have one where I'm drowning. I gotta wake myself up and start breathing or I'll die in my sleep.
AP : Know what that's about?
RdN : Yeah. Having enough time.
AP : Enough time to do what you want to do?
RdN : That's right.
AP : You doing it now?
RdN : No, not yet.
AP : You know, we're sitting here you and I like a couple of regular fellas. You do what you do, and I do what I gotta do. Now that we've been face to face if I'm there and I gotta put you away I won't like it. But, I tell you, if it's between you and some poor bastard whose wife you're gonna turn into a widow...brother...you are going down.
RdN : There's a flip side to that coin. What if you do got me boxed in and I gotta put you down? Because no matter what...you won't get in my way. We've been face to face, yeah. But I will not hesitate. Not for a second.
AP : Maybe that's what will be. Or...who knows?
RdN : Maybe we'll never see each other again.

En français 

AP : Ça va ? Je te paie un café ?
RdN : Allons-y.
AP : Suis-moi (...) Sept ans à Folsom. Trois au mitard. McNeil avant. McNeil est aussi dur qu'on dit ?
RdN : Tu veux devenir criminaliste ?
AP : Tu veux replonger ? J'ai traqué des mecs qui voulaient se faire serrer. C'est ton cas ?
RdN : Tu as dû traquer des merdeux.
AP : J'ai fait tous les genres.
RdN : Je braque des épiceries avec "né pour perdre" tatoué sur moi ?
AP : Pas du tout.
RdN : Exact.Je replongerai jamais.
AP : Alors, fais pas de coups.
RdN : Je fais ce que je sais faire. Des coups. Fais ce que tu sais faire : essaie de m'arrêter.
AP : Tu veux pas d'une vie normale ?
RdN : C'est quoi ? Barbecue et baseball ? Cette vie-là, c'est la tienne ?
AP : Ma vie ? Non, ma vie...est une zone sinistrée. J'ai une belle-fille totalement paumée parce que son vrai père est un gros enculé. J'ai une femme...On se croise dans la débâcle d'un mariage, mon troisième...parce que je passe mon temps à traquer les types comme toi. Voilà ma vie.
RdN : Un mec m'a dit un jour : "N'aie rien dans ta vie que tu ne quitterais pas en 30 secondes "si tu sens les flics au coin de la rue." Si tu me pistes et que tu dois bouger avec moi, comment tu veux faire tenir un mariage ?
AP : Un point intéressant. Tu es moine ?
RdN : J'ai une femme.
AP : Tu lui dis quoi ?
RdN : Que je suis représentant.
AP : Si tu me vois venir au coin de la rue, tu la plantes là ? Sans un adieu ?
RdN : C'est la règle.
AP : Un peu creux, non ?
RdN : C'est ce que c'est. Ça, ou faut faire autre chose.
AP : Je sais rien faire d'autre.
RdN : Moi non plus.
AP : Je n'y tiens pas.
RdN : Moi non plus.
AP : Je fais souvent le même rêve. Je suis assis à une table de banquet, avec...toutes les victimes de meurtres que j'ai vues. Elles sont là à me regarder de leurs orbites noires, parce qu'elles ont des blessures grosses comme le poing. Ils sont là, gonflés comme des ballons, comme je les trouve après 15 jours. Les voisins ont signalé l'odeur. Et ils sont là,simplement assis là.
RdN : Que disent-ils ?
AP : Rien.
RdN : Pas un mot ?
AP : Ils n'ont rien à dire. On ne fait que se regarder. Ils me regardent...et c'est tout. C'est ça, le rêve.
RdN : J'en fais un où je me noie, et si je ne me réveille pas, je meurs dans mon sommeil.
AP : Il parle de quoi ?
RdN : D'avoir assez de temps.
AP : Assez, pour...ce que tu veux faire ?
RdN : C'est ça.
AP : Tu le fais, en ce moment ?
RdN : Pas encore.
AP : Tu sais, on est là, toi et moi, deux types ordinaires. Tu fais ce que tu fais, moi ce que je dois. Maintenant qu'on s'est trouvés face à face, si je suis forcé de te descendre, j'aimerai pas ça. Mais je te dis, si c'est entre toi et un pauvre type dont tu vas rendre la femme veuve...tu y passes.
RdN : Il y a le revers de la médaille. Si tu arrives à me coincer et que je dois te tuer ? Quoi qu'il arrive, tu me barreras pas la route. On s'est trouvés face à face, oui. Mais je n'hésiterai pas. Pas une seconde.
AP : Ça peut arriver. Ou...qui sait ?
RdN : Ou bien on se reverra jamais.

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